À propos…

Cette page est constituée de trois parties : Ou en sommes-nous? dresse un bilan rapide de la situation ; pour en savoir plus, on pourra se reporter à l’excellent blog de Sylvestre Huet ; Pourquoi ce site? et Pourquoi ce mouvement? donnent en quelques mots les raisons de la mobilisation.

Ou en sommes-nous?

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Bilan global fin mars :

Pour mettre les idées en place, voici un bilan rapide établi fin mars pour les doctorants de l’Observatoire.

Bilan d’étape fin avril :

Rappel des revendications principales : abrogation de la LRU, arrêt du démantèlement des organismes de recherche (CNRS …), abrogation du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et du décret dit de mastérisation, remise à plat des conditions d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, remise à plat du contrat doctoral, revenir sur la tendance à financer la recherche exclusivement sur projet à court terme (via l’Agence Nationale de la Recherche).

Sur quoi le gouvernement a-t-il cédé? A peu près sur rien. V. Pécresse a annoncé fin mars le rétablissement de 130 postes supprimés en 2009. C’était un geste qui pouvait augurer une évolution positive de la situation, mais il n’a malheureusement été suivi par aucun autre.

En particulier, le décret sur le statut des enseignants-chercheurs est passé récemment en Conseil des Ministres.

Où en sont les négociations? Elles sont inexistantes avec la communauté. V. Pécresse a bien montré le grand cas qu’elle faisait des représentants de la communauté en ne cédant strictement rien aux syndicats et associations venus discuter avec elle le 30 mars, pour annoncer cette mesure de rétablissement des postes le lendemain à trois directeurs de laboratoires. Les exemples de passage en force et d’absence de discussion véritable sont désormais légion. On peut citer récemment le texte du décret sur le statut des enseignants-chercheurs : un passage du texte qui avait été âprement discuté avec les syndicats (sur la rémunération des heures complémentaires liées à la modulation de service) a été modifié dans le texte adopté, par rapport à la version sur laquelle les dernières concertations avaient eu lieu. Quel est donc l’intérêt de discuter? On ne se le demande même plus.

Pourquoi ce site?

L’ Observatoire de Paris s’est déclaré laboratoire en lutte lors de l’Assemblée Générale des personnels du 30/01/09. Ce site a été créé afin de faciliter la diffusion des informations à la fois au sein de l’Observatoire et vis à vis de l’extérieur.

Son objectif est double. Il s’agit de permettre aux nombreuses informations concernant les actions en cours, réunions, manifestations, etc… de se propager rapidement et d’être aisément accessibles à tous ceux qui souhaitent se maintenir au courant de l’évolution du mouvement au sein de l’Observatoire. On trouvera donc dans la rubrique L’observatoire en lutte les annonces des actions et manifestations à venir ainsi que les compte-rendus d’AG. Les informations les plus récentes sont publiées “en une” directement sur la page d’accueil du site.

Plus généralement, ce site vise à permettre un accès simple et rapide aux informations permettant de comprendre les enjeux de la lutte. On trouvera dans les rubriques Les réformes les textes des réformes imposées par le gouvernement et des éléments d’analyse. Leur but est de proposer une vision la plus objective possible, s’appuyant sur des chiffres factuels. Pour les lecteurs qui souhaiteraient approfondir ces éléments de réflexion, des liens vers quelques sites phares associées à ce mouvement sont répertoriés dans la rubrique Sites associés au mouvement.

Pour toute remarque ou contribution, écrivez nous à: obspmenlutte.lesite@gmail.com

Pourquoi ce mouvement?

La colère actuelle de la communauté scientifique est inédite, elle rassemble en un même mouvement des personnels de l’enseignement et de la recherche française de tous horizons politiques et syndicaux. Cette montée de la contestation s’est cristallisée après un discours récent du président de la république sur la Recherche et l’Innovation du 22 janvier dernier dont le court extrait commenté résume en peu de mots la haute opinion de notre président sur l’état de la recherche française.

Depuis 2004, et plus encore depuis près de deux ans, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a ainsi engagé unilatéralement une série de réformes du système de recherche mais aussi d’éducation à tous les niveaux (enseignement secondaire et remise en cause des statuts nationaux, démantèlement des grands organismes de recherche, universités via la loi LRU, précarisation des personnels) contre l’avis des syndicats et de la communauté (dont les états généraux organisés en 2004 formulèrent 100 propositions sans qu’aucune ne soit considérée par le gouvernement). Ce document résume brièvement les critiques formulées par la communauté des chercheurs et enseignants aux réformes en cours.

Lors de son assemblée générale du 30 Janvier 2009, l’Observatoire de Paris a décidé de se joindre au mouvement des universités françaises en participant à la coordination nationale du 2 Février (l’Observatoire de Paris a un statut dérogatoire d’Université).

L’assemblée générale de l’Observatoire de Paris constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU et du pacte sur la Recherche. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance, liberté et égalité entre les universités et les domaines de recherche.

Les personnels de l’Observatoire de Paris exigent:

  • la restitution des postes supprimés et la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et les ITA par un plan pluriannuel de création de postes,
  • le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, et la restauration des cadres nationaux, des diplomes et des statuts,
  • le retrait de la “réforme” de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré,
  • l’arret du démentèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général,
  • le retrait du contrat doctoral,
  • la titularisation des personnels contractuels.

Les webmestres: Rhita-maria Ouazzani, Frédéric Vincent et Laurent Lamy