Coordinations nationales des doctorants et non titulaires – et des étudiants

CR de la deuxième coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires réunie à Paris III le 8 avril :

La coordination reconnait des avancées sur le contrat doctoral mais montre du doigt trois points problématiques : la fin de la possibilité de validation des concours de l’enseignement par le monitorat ; ce contrat n’est vraiment contraignant que pour le doctorant et pas pour les autres parties ; l’accès au contrat doctoral, comme l’allocation, reste soumis à une procédure très opaque.

Appel à se rendre à la ronde infinie des obstinées place de l’hôtel de ville samedi 11 avril de 18h à 20h.

Texte intégral ici.

————————————

CR de la sixième coordination nationale des étudiants réunie à Paris I les 28 et 29 mars :

Le compte-rendu de la coordination est disponible ici.

————————————

CR de la première coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires réunie à Paris VIII le 20 Mars :

La coordination a réuni une centaine de participants.

Elle affirme :

  • sa solidarité avec les autres instances du mouvement de lutte ;
  • son refus de la libéralisation du service public ;
  • son refus des violences policières ;
  • l’importance de la convergence des luttes sociales et de la construction d’un mouvement populaire contre la casse du service public.

Elle demande :

  • l’abrogation de la LRU et de la LOLF ;
  • le retrait du contrat doctoral unique ;
  • la remise à plat du statut des doctorants ;
  • la création de postes statutaires ;
  • l’égalité des sexes dans la recherche et l’enseignement supérieur ;
  • l’égalité des droits entre doctorants français et étrangers.

Le texte intégral de la motion votée est accessible ici.

————————————

Coordination nationale des étudiants réunie en AG à Rennes II les 14 et 15 février:

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE ETUDIANTE :
NON A LA CASSE DE L'UNIVERSITE PUBLIQUE ET DE NOS DIPLOMES !

Nous, étudiants de 63 universités réunis en coordination nationale à
Rennes les 14 et 15 février, appelons à amplifier la mobilisation sur les
universités par la grève réelle et reconductible des étudiants.

Les enseignants chercheurs exigent le retrait du projet de décret qui vise
à transformer profondément leur statut. Cette réforme fait de
l'enseignement une sanction. Cela va réduire considérablement la qualité
des enseignements, donc celle de nos diplômes et donc celle de nos
conditions de travail. L'enseignement supérieur est frappé par une série
d'attaques majeures. Depuis plusieurs années et en particulier depuis
l'adoption en catimini de la Loi LRU en 2007, contre laquelle s'était mis
en place une forte mobilisation étudiante, une série de mesures visent à
transformer profondément l'enseignement supérieur. Les objectifs de la
classe dirigeante sont simples : soumettre les universités à des logiques
de compétitivité, de rentabilité, les mettant en concurrence les unes avec
les autres, les obligeant à recourir aux financements privés.

Nous, étudiants mobilisés, refusons la privatisation des universités et la
soumission aux intérêts privés, nous refusons le développement d'un
enseignement supérieur à deux vitesses. Nous refusons de nous voir
délivrer des diplômes qui ne protègent pas dans le monde du travail et qui
conduisent à la précarité. Nous ne serons pas de la chair à patrons.

La LRU est le cheval de bataille commun aux étudiants enseignants et
personnels. C'est derrière le mot d'ordre de l'abrogation de la LRU que le
mouvement pourra s'unifier. Face aux attaques actuelles contre
l'enseignement supérieur, nous devons bloquer les suppressions de postes
et exiger le retrait des réformes suivantes :

    * *la LRU*
    * *celle dite du recrutement et de la formation des enseignants*
    * *celle dite de l'allocation des moyens*
    * *celle du statut des enseignants chercheurs*
    * *celle du contrat doctoral unique*

Le mouvement contre le CPE et la Loi sur l'égalité des Chances a démontré
que seule la lutte paie. La mobilisation en cours démontre la volonté de
ne pas laisser passer la casse du service public d'enseignement supérieur.
Les étudiants doivent s'engager dans la lutte pour défendre les facs, les
diplômes et les conditions d'études. Pour gagner sur l'ensemble des
revendications, nous avons besoin de généraliser la mobilisation
étudiante, de la doter de revendications propres sur lesquelles il est
possible de gagner. La semaine qui vient doit permettre de faire passer la
mobilisation étudiante d'une mobilisation de solidarité passive à une
grève majoritaire, réelle et active des étudiants, seule à même de stopper
la logique de libéralisation et de casse du service public d'enseignement
supérieur. Aujourd'hui, nous devons amplifier la mobilisation étudiante
par la grève, les manifestations, la convergence des luttes.

La mobilisation étudiante doit se poursuivre dans la perspective de
généraliser la grève à d'autres secteurs. Après la réussite de la journée
de grève et de manifestation du 29 janvier, nous appelons au soutien de
toutes les luttes en cours. Nous appelons d'ors et déjà à la nouvelle
journée de grève et de manifestation interprofessionnelle à l'appel des
syndicats de salariés le 19
mars prochain.

Sans attendre, nous devons poursuivre la grève étudiante, c'est-à-dire la
cessation totale et reconductible des cours. Nous appelons à une journée
nationale d'action étudiante le Mardi 17 février, nous appelons à une
journée nationale de grève et de manifestation étudiante le Jeudi 19
février.

    * *Retrait de la réforme des concours d'enseignement dit de
      masterisation*
    * *Retrait du décret de l'allocation des moyens*
    * *Non aux suppressions de postes dans la fonction publique.
      Recrutement massif dans l'éducation*
    * *Retour du cadrage national des diplômes et reconnaissance des
      diplômes nationaux dans les conventions collectives*
    * *Pour la mise en place d'un véritable système d'aide sociale
      étudiant basé sur des critères sociaux*

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.