Essais, articles et analyses

Quelques articles, essais et analyses tirés de la presse ou de sites internet:

23/07, un article paru dans les Echos à propos des dérives de l’évaluation purement bibliométrique.

15/07, un article d’EducPros.fr sur le mouvement des étudiants allemands en juin dernier.

14/05, vingt-neuf personnalités du monde universitaire lancent un appel pour “refonder l’université”.

13/05, cet article du Figaro montre que l’Angleterre a encore une belle longueur d’avance sur le chemin de la privatisation de l’enseignement supérieur : bientôt le doctorat McDo!!

27/04, un article de Mediapart sur le processus de désUMRisation, ou comment 16 laboratoires mixtes CNRS/université ont appris plus ou moins par hasard qu’ils perdaient leur statut pour entrer dans une sorte de vide juridique. Le démantèlement poursuit tranquillement son cours.

23/03, Film de la conférence “Du processus de Bologne à la loi LRU: une catastrophe annoncée” de Geneviève Azam, Enseignante-Chercheure et membre du conseil scientifique d’Attac.

20/03, Contextualisation de la réforme de la recherche (par J. Lilensten,  chercheur CNRS au Laboratoire de Planétologie de Grenoble).

18/03, L’évaluation bibliométrique des chercheurs (par F. Laloe et R. Mosseri, chercheurs CNRS).

18/03, Que sera le démantèlement du CNRS : l’exemple de la Nouvelle Zélande (par Ian Vickridge, CNRS Institut des nanosciences de Paris)

17/03, Qu’est ce qu’un démantèlement du CNRS? (par P. Buttgen et M. Espagne, chercheurs au CNRS)

08/03, Analyse contextuelle des effets de la LRU sur l’Université française (par J. Lilensten, chercheur CNRS au Laboratoire de Planétologie de Grenoble).

03/03: Université, recherche, les jeunes en première ligne (par l’Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique)

28/02, Le Monde: “Sakozy m’a tuer” (par B. Cassin, directrice de recherche en philosophie ancienne)

25/02: Pour une vraie réforme de notre système d’enseignement supérieur et de recherche.” (par A. Trautman, D. Chatenay et G. Debrégeas)

25/02, Napoléon le Petit:

Extrait: “Serment des lettrés et des savants. Détail précieux: M. Bonaparte voulait que Arago jurât. Sachez cela, l’astronomie doit prêter serment. Dans un Etat bien réglé, comme la France ou la Chine, tout est fonction, même la science. La mandarin de l’institut relève du mandarin de la police. La grande lunette à pied parallactique doit hommage-lige à M. Bonaparte. Un astronome est une espèce de sergent de ville du ciel. L’observatoire est une guérite comme une autre. Il faut surveiller le bon Dieu qui est là-haut et qui semble parfois ne pas se soumettre à la Constitution du 14 janvier (1). Le ciel est plein d’allusions désagréables et a besoin d’être tenu. La découverte d’une nouvelle tache au soleil constitue évidemment un cas de censure. La prédiction d’une haute marée peut être séditieuse.  L’annonce d’une éclipse de lune peut être une trahison. Nous sommes un peu lune à l’Elisée.  L’astronomie libre est presque aussi dangereuse que la presse libre. Sait-on ce qui se passe dans ces tête-à-tête nocturnes entre Arago et Jupiter ? Si c’était M. Leverrier (2), bien ! mais un membre du gouvernement provisoire ! prenez garde, monsieur de Maupas ! Il faut que le bureau des longitudes jure de ne pas conspirer avec les astres, et surtout avec ces folles faiseuses de coups d’état célestes qu’on appelle les comètes.

Et puis, nous l’avons déjà dit, on est fataliste, quand on est Bonaparte. Le grand Napoléon avait une étoile, le petit doit bien avoir une nébuleuse; les astronomes sont certainement un peu astrologues. Prêtez serment, messieurs. Il va sans dire qu’Arago a refusé.” (Victor Hugo, 3e éd., Bruxelles, 1852, p. 237-238)

(1) 1852. Ne pas confondre avec le discours du 22 janvier 2009.
(2) Astronome autoritaire, soutien du coup d’Etat du 2 décembre, et qui purgea l’Observatoire.
(3) Ministre de la Police générale, nommé le … 22 janvier 1852.

18/02, The New York Times: “The absurdly artificial divide between pure and applied research”

18/02, La vie des idées: “Pour des universités plus justes”

Quatre enseignants-chercheurs français travaillant en Amérique proposent leur regard sur le « modèle libéral » à la française : celui-ci prétend s’inspirer des États-Unis, mais ne fait qu’accentuer des travers typiquement français ; il prétend faire confiance au marché alors qu’il ne fait que renforcer la hiérarchie. La réforme actuelle entérine en réalité la paupérisation générale des formes de solidarité qui affectent nos sociétés.

15/02, Nouvel Observateur: “Une période de glaciation intellectuelle commence” (par Christophe, Mileschi, professeur à Paris Ouest Nanterre.)

13/02, Nature: “Strike stalls reform of French universities”

13/02: “Petit conte sur l’évaluation” (par P. Descamps, IMCCE, Observatoire de Paris)

2009, Année mondiale de l’astronomie. Pourquoi ? parcequ’en 1609, un homme, Galilée, observe pour la première fois le ciel. Il a alors 44 ans et n’a encore rien publié. Toutefois il s’est contenté jusque là de découvrir la loi fondamentale de la chute des corps (1604) et d’autres petites choses du même genre. Il est alors ce que l’on appellerait de nos jours un maitre de conférences, à l’université de Padoue dans la bienveillante république de Venise. Son rêve ? Regagner son pays natal, la Toscane, Florence pour y développer ses recherches sans le souci des fins de mois à boucler. Il découvre en 1610 les satellites de Jupiter et publie son /Sidereus Nuncius/ qu’il dédie au prince de Toscane, Cosmes de Medicis. Peu après, il réalise son rêve en devenant l’astronome personnel du prince de Toscane. Oh le grand dessein, devenir chercheur-fonctionnaire, enfin !

S’il avait été évalué par l’AERES, il aurait été classé comme « non-publiant », son université, conformément au changement du statut de l’enseignant-chercheur intervenu entre-temps, lui aurait alors augmenté sa charge de service et il n’aurait jamais écrit/ L’essayeur/ ou son /dialoguo/, sans doute l’un des tout premiers livres de physique de la science moderne, celui qui définitivement décida que le système héliocentrique de Copernic était Le système du Monde.

Il fut évalué quelques années plus tard, en 1633, par le tribunal de la sainte Inquisition qui ne lui attribua pas les financements nécessaires pour lui permettre de poursuivre ses recherches. Il n’avait pas de bons critères bible-métriques et refusait de travailler sur les projets théologiques. Il en prit tellement ombrage qu’il en perdit la vue puis la vie en 1643.

Nous pourrions peut-être nous inspirer de cette histoire en recommandant à nos jeunes scientifiques de dédier leurs articles à Nicolas Sarkozy, prince de France, pour espérer revenir en France et obtenir un poste ?

Alors, pourquoi évaluer et pour quoi?

12/02, Nouvel Observateur: Université: les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail! (par P. Jourde, écrivain)

11/02, La Recherche: Réforme du statut des enseignants-chercheurs : “lettre ouverte” d’un arbre au milieu de la forêt (par A. Sacuto, professeur de physique à Paris XVII)

29/01, Libération: Réforme des universités et de la recherche : des discours aux actes (par B. Chaudret, chimiste, membre de l’Académie des sciences, directeur de recherche, A. Fert, physicien, prix Nobel 2007, professeur, Y. Laszlo, mathématicien, professeur, D. Mazeaud, juriste, professeur)

One Response to “Essais, articles et analyses”

  1. nathalie says:

    n hesitez pas a vous equiper d un lexique wow, j ai du mal a comprendre, j avoue en tout cas merci pour ce billet interessant ! c ets toujours sympathique de passer sur ce blog

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